mardi 23 février 2016

La Meuf a Ridley

#NoSpoilers

Giannina Facio c’est la meuf à Ridley (Scott hein, vous en connaissez un autre ?) mais c’est aussi des fois la meuf à Russell (Crowe hein, comme on parle de Ridley Scott, on parle sûrement de Russell Crowe)… C’est quoi ce bordel ???

Giannina Facio est une actrice originaire du Costa Rica. Elle est née le 10 septembre 1955. Elle commence sa carrière en 1984 et durant près de 15 ans, elle enchaine les petits rôles dans des films mineurs (1 téléfilm Italien où elle incarne Hélène de Troie) ou des séries TV (1 épisode de Miami Vice en 1985). En 1999, elle est castée pour le rôle de la femme de Maximus dans Gladiator, du coup elle rencontre Ridley Scott. Je vous passe les détails, ils tombent amoureux, et commencent à sortir ensemble en 2000. Une affaire qui roule : 16 ans plus tard, ils sont toujours ensembles et viennent même de se marier il y a quelques mois. Depuis leur rencontre, Ridley a décidé de la placer dans tout ses films, ou presque. Elle y joue souvent la femme ou la soeur d'un personnage important.


Donc, après avoir été Maximette, Giannina (je me demande bien quel est son petit surnom "à la ville", Gia ? Nina ? Anyway…) endosse le rôle d’une employée de Verger dans Hannibal en 2001. La même année, elle incarne Stephanie Shughart, la femme du Sergent Première Classe Randall D. Shughart dans Black Hawk Down.

Petit aparté, le Sergent Première Classe Randall D. Shughart est incarné à l’écran par Johnny Strong, qu’on a pu aussi voir dans le premier Fast & Furious ou dans le très bon Sinners and Saints (avec aussi Louis Mandylor, l'acteur principal de Tension(s), hum...). On le verra prochainement dans le très attendu Daylight’s End (toujours avec Louis Mandylor). Johnny Strong est un acteur tout à fait exceptionnel malheureusement beaucoup trop rare à l’écran. C'est de plus un homme particulièrement intéressant et très sympathique ; j’ai discuté plusieurs fois avec lui, on a des copains en commun, genre Louis Mandylor (pour ceux qui suivent pas et à qui faut tout expliquer). BREF ! :P *


Elle joue une employée de banque dans Matchstick Men en 2003, la soeur de Saladin dans Kingdom Of Heaven en 2005 et une avocate dans A Good Year. Puis, en 2008, elle redevient la femme de Russell Crowe dans Body Of Lies.


Elle apparaît aussi dans Robin Hood, elle est la mère d’Elisabeth Shaw (on la voit dans les rêves de Shaw) dans Prometheus, elle fait une apparition dans The Councelor et joue la soeur de Jethro dans Exodus: Gods and Kings.

Au final, depuis qu’elle est avec Ridley, Giannina Facio est apparue dans tous les films réalisés par son talentueux de mari, sauf American Gangster et The Martian. Elle fait un peu la productrice aussi à ses heures perdues.


Voilà ! Maintenant, vous savez qui est Giannina Facio. Vous ne vous coucherez pas moins bêtes ce soir, mais c'est pas le but de ce blog :)

lundi 15 février 2016

Red Planet : merde cosmique ou nanar savoureux ?

#SpoilersInside

En 2057, la Terre est surpolluée. Mars est l’ultime salut de l’humanité depuis que la NASA a envoyé des « bombes biologiques » contenant des algues censées créer une atmosphère respirable. La première expédition habitée pour la planète rouge est programmée afin de comprendre pourquoi les algues sont mortes. Aux abords de Mars, une éruption solaire oblige l'équipage à atterrir en catastrophe. Ce qui devait être une simple mission de reconnaissance devient une véritable course contre la montre pour la survie de l’huma… heu, de Val Kilmer.


Red Planet (2000 - 5.6/10 sur IMDb) est un film de SF, mais c’est aussi et surtout un "survival sur Mars" et ça, déjà, c’est plutôt chouette. Réalisé par Antony Hoffman (dont c’est le seul film) pour un budget de 80 millions $, le film n’a rapporté 17 millions $ aux USA et 33 millions $ dans le monde. Autant dire, un échec au box-office. Encore un...


Red Planet ne se traine pas une bonne réputation, pas bonne du tout. Et pourtant, c’est vachement bien, surtout si on a un peu d’humour et pourquoi pas de la bière. Le film de Hoffman est surtout un très bon plaisir coupable, un nanar extrêmement généreux et un potentiel bon film pour peu qu’on s’imagine ce qu’aurait pu donner le même concept, traité avec beaucoup plus de sérieux et de tripes.

L’ingénieur en on-sait-pas-trop-quoi Val Kilmer s’envole à bord d’un vaisseau piloté par Carrie-Anne "t’as qu’à faire comme si j’étais ta soeur" Moss (qui s’appelle Bowman dans le film, paye ta réf’ à 2001). Le reste de l’équipage comporte son lot de personnage fonction habituel : le co-pilote efficace qui fera pas long feu, le botaniste pote avec le héros qui fabrique de la vodka (excellent Tom Sizemore, j’adore ce con) dans le labo du vaisseau, le vieux scientifique (Terence Stamp, sans saveur, sans odeur) qui s’en remet désormais à Dieu et le connard de service qui sert à rien d’autre que d’être un connard. Pendant le voyage, longs de plus de 6 mois (ben oui, 160 millions de kilomètres, quand même…), les astronautes ne dorment pas en hyper sommeil. Nan, ils se lancent des vannes, discutent philosophie, se mettent des grosses races à la vodka frelatée. Pendant ce temps, Carrie aime bien prendre des douches de dos pour qu’on voit pas ses boobs (dommage) et se fait griller par Kilmer : "t’as qu’à faire comme si j’étais ta soeur" qu’elle lui dit.


Aux abords de la planète rouge, une éruption solaire endommage le vaisseau, Carrie fait alors évacuer l’équipage dans la capsule d’exploration Martienne et reste à bord pour faire la maintenance pendant que l’équipe enquête sur la disparition des algues censées créer une atmosphère respirable sur Mars.

La capsule atterri (à ce niveau de bordel, c’est un crash, cela dit) sur Mars (sans « frotter » sur l’atmosphère pourtant existante, on y reviendra) lors d’une séquence assez mémorable au cours de laquelle la capsule, entourée d’air-bags qui se sont gonflés pour amortir la chute, rebondi pendant 10 bonnes minutes dans un interminable enchainement de plans au ralenti.


Une fois sur place, l’équipage se rend compte que leur base est détruite. Oui, parce que ils viennent d’arriver, et il y a déjà une base. On théorisera sur le fait qu’elle a probablement été construite par des robots automatisés envoyés précédemment, mais le script s’en bat la race de nous l’expliquer clairement. Sur le vaisseau, un incendie se déclare et Carrie Bowman décide d’ouvrir le sas du vaisseau pour faire le vide à l’intérieur pour éteindre le feu (oui parce que sans oxygène, pas de combustion). Spoiler : elle réussi !

Les choses vont aller de mal en pis. Comme leur réserve d’air diminue, le co-pilote Santen (Benjamin Bratt, le cultissime Alfredo Garcia de Demolition Man) veut se suicider tranquille en sautant d’une falaise pour pas mourir asphyxié. Mais à ce moment précis, le connard de service (Simon Baker en mode pré-The Mentalist) lui fout un bourre-pif. L’autre tombe quand même dans le vide, mais du coup on sait plus si c’est un suicide ou un meurtre… Val Kilmer, en train d’étouffer lui aussi, retire son casque par réflexe de survie : Ouf ! l’air est respirable. Terence Stamp, qui n’a encore rien fait de tout le film est blessé à mort, alors les autres l’abandonne et il meurt comme une grosse merde assis tout seul sur Mars après avoir discuté vite fait de philosophie et de Dieu avec un Val Kilmer qui a l’air de s’en foutre un peu royalement.


Hoffman est fan de 2001, non content d’avoir appelé un des perso Bowman, il décide que son film aura lui aussi son HAL 9000, mais avec un oeil bleu, pour plus de finesse dans le clin d’oeil (ou le gros coup de coude bourrin). Et paf : nouveau problème. Un problème qui porte le nom de AMEE (Autonomous Mapping Exploration and Evasion), qui aurait dû s'appeller AMSKFCCP (Autonomous Military Space Kung-Fu Champion Cybernetic Panther). AMEE c’est un chat robot militaire. Elle (c’est une fille) a deux programmes : un programme de reconnaissance tout simple et un programme militaire qui fait d’elle un prédateur. Putain de bordel de merde de crotte de bique, loi de Murphy oblige, le crash débloque son programme militaire. AMEE prend le groupe d’astro-survivant(s) (moi aussi, j’sais faire des clins d’oeil lourds Antony) pour des éléments hostiles. Oups !


Iceman, le connard mentaliste et l’alcoolo (tu parles d’un équipage d’expédition spatiale) démontent un vieux Rover (les petites voitures commandées à distance qui récoltent des échantillons et des données pour des études scientifiques) pour communiquer avec Carrie. Heureusement, le botaniste (et non Val l’ingénieur) a un tournevis électrique pour pouvoir ouvrir le Rover. Le salut de l’équipe au sol réside dans une capsule Russe qui pourrait leur servir à retourner à bord du vaisseau de Carrie, toujours en orbite autour de Mars.

Et là, tout s’accélère, le film prend un rythme assez enlevé et efficace. AMEE traque l’équipage et bute le connard mentaliste. Val et Tom découvrent que les algues ont disparues car elles ont été bouffée par des petites bêtes style scarabées Martiens qui pètent du CO2 avec leurs minis trous du cul spatiaux, d’où la présence d’air sur Mars. Problème, les scarabées, ils bouffent pas que les algues, ils bouffent aussi les botanistes. Alors l’autre alcoolo là, il réussi à chopper deux pauvres scarabées pour les étudier. Heureusement, le botaniste a un tube à essai spécialement conçu pour attraper les scarabée de l’espace qui pètent du CO2. Sizemore donc, file le tube à l’ex-pilote de Top Gun et s’immole à l’aide d’une torche. Heureusement, d'ailleurs que le botaniste a une petite torche pour faire gratiner le caramel au dessus des crèmes dessert dans son attirail de survie. Tom lâche la torche, bye bye Sizemore… Les algues crament, et l’oxygène contenu dans le cul des scarabées prend feu. Une immense marée de feu déciment donc toute vie dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres, comme en atteste un plan large. En gros, Sizemore vient de décimer tout l’éco-système qui faisait que l’atmosphère de Mars était devenu respirable...


Résumons. La NASA envoie une mission pour faire pousser des algues, ça plante. Ils envoient une mission pour comprendre pourquoi ça a planté, les mecs arrivent sur place, découvrent qu’on peut respirer et qu’il y a de la vie sur Mars et eux, dans un grand élan de n’importe quoi réduisent tous les espoirs de l’humanité à néant avec… Bref !

Pendant ce temps-là, sur le vaisseau, Carrie trouve le temps long. Et en fait, par un très subtil flashback, on comprend qu’elle kiffe grave Iceman. Lui, il kiffe bien Matrix et puis c’est la seule meuf à 160 millions de bornes à la ronde, alors il fait pas son difficile et voudrait bien montrer à Carrie comment on fait l’hélicoptère avec sa bite en apesanteur.


Val arrive à la capsule Russe et nique la gueule à AMEE en lui tendant un traquenard façon guérilla. Il arrive à faire démarrer la capsule et décolle vers le vaisseau sans prévenir Carrie. Mais bon, elle a de bons yeux. Elle le repère qui flotte dans l’espace et va le chercher en sortie extra-véhiculaire. Et Val, tranquille va pouvoir baiser Carrie et rentrer sur la Terre, toujours polluée et sans espoir de déménagement sur Mars vu que toutes les algues et les scarabées ont cramé et leur CO2 avec… La Terre devra donc trouver un autre moyen de survie. The End.

Okay, boom ! Red Planet est une préquelle thématique à Interstellar !!! Prend ça dans ta gueule Christopher.

Au final, Red Planet s’en sort très bien. Le casting est tout à fait agréable, les séquences d’action bien qu’absolument invraisemblables sont assez jouissives. Le film file sur un rythme assez soutenu pour maintenir l’intérêt et propose sans cesse de nouvelles idées débiles qui nous font beaucoup rigoler. Donc en fait, on en a pour notre argent car Red Planet se savoure. Comme un excellent plaisir coupable. Comme un nanar de luxe à 80 patates. Et même un peu comme un bon gros big Mac de chez McDo™ dégoulinant de graisse : on sait que c’est un peu de la merde, que c’est pas forcément bon pour nous, mais on kiffe quand même d’en bouffer un de temps en temps. Et puis bordel, Val a tellement la classe…











samedi 13 février 2016

Event Horizon ou l’art de la chute ultra-stylée.

#SpoilersInside

Petite intro scientifique, tient. Après tout, on parle de SF… Et puis pour tomber (ou chuter), il faut qu’il y ait de la gravité. Et la gravité, c’est ce qui permet d’expliquer ce qu’est un trou noir et que signifie le titre du film. Si ça vous ennuie, il suffit de continuer à lire en dessous du trait en pointillés.



En astrophysique, "the event horizon" signifie l'horizon des événements, cela désigne l’horizon d'un trou noir. Tout comme l’horizon sur notre bonne vieille (selon les connaissances actuelles, 4,54 milliards d'années, c'est à dire un court instant dans l'histoire de l'univers) planète Terre qui sert à différencier le sol du ciel (et par extension de l’espace). Ainsi, l’horizon des événements permet de délimiter un trou noir (qui n’est absolument pas un trou, au fait).


Un trou noir s’apparente plus à une sphère dont on ignore la composition exacte, mais on a pu théoriser sur le sujet. Ce que l'on sait avec certitude c'est qu'un trou noir est un objet céleste ayant une masse tellement énorme que sa force de gravitation attire tout à elle et que même la lumière ne s’en échappe pas (donc, techniquement, un trou noir est impossible à « voir » puisqu’il ne reflète aucune lumière (cours de physique/optique de 4ème). Cependant, on est parvenu à observer des trous noirs en regardant ce qu’il se passe autour. Des millions de corps astraux et de lumière gravitent autour du trou noir sans y être aspiré. Ils tournent tellement vite autour qu’ils atteignent la vitesse de libération : la vitesse minimum nécessaire pour ne pas être attiré par l’énorme attraction du trou noir. Toute cette matière lumineuse qui tourne autour du trou noir à une vitesse hallucinante (des centaines de milliers de kilomètres par seconde) génère un halo lumineux en perpétuel mouvement autour du trou noir. Et bien l’horizon des évènements, c’est la limite entre le trou noir et l’endroit où la lumière apparaît car elle cesse d’être aspirée par le trou noir en raison de sa vitesse de libération.


Sur les images ci-dessous, voilà la représentation d’un trou noir :


À gauche, on peut considérer ça comme une image en arrêt sur image. Mais en réalité toute ces étoiles, planètes qui sont à côté du trou noir tournent super vite autour. Donc, sur l’image de droite, voici à quoi ressemble un trou noir dans son environnement en mouvement. L’horizon des événements c’est le cercle fin lumineux qui est autour du trou noir sur l’image de droite. Au delà de ce point, rien ne ressort du trou noir après y avoir été "avalé".

Du coup, la représentation du trou noir dans le film est totalement foireuse et fantaisiste. Voyez vous-même ci-dessous. Nan mais sérieux ! Un trou qui apparaît à la surface de Neptune, putain, n’importe quoi !


En fait, comme ça nous est montré dans le film, le Event Horizon ne crée pas un trou noir, mais plutôt un trou de ver. Un passage, un tunnel, qui permettrait, en théorie, de voyager d’un point à un autre de l’espace instantanément. Bon cela dit, les trous de ver, on sait même pas si ça existe vraiment… Par contre, les trous noirs, ça existe !

Par exemple, prenons Sagittarius A* (Sagr A star, pour les intimes). C’est ce qu’on appelle un trou noir supermassif. Et bien, il existe, et c’est le centre de notre galaxie. Flippant, non ? Sa masse est équivalente à 4 millions de fois celle de notre Soleil. Mais il n'est pas 4 millions de fois plus gros. C'est pour ça que ça génère autant de gravitation. Mais, le truc encore plus incroyable, c’est que de tous les trous noirs qu’on a pu observer jusqu’à maintenant, c’est le plus "petit"… Je sais pas si vous vous rendez-compte…

Bref, les trous noirs, les trous de ver, tout ça c’est super intéressant et j’adore l’astrophysique, les théories sur la gravité, la relativité, la singularité et et toutes ces conneries absolument passionnantes, mais paye ton Dafalgan™…

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Bref, revenons à nos moutons : des gens qui se cassent la gueule !!!

Event Horizon (1997 - 6.7/10 sur IMDb) est un film de SF horrifique « post-Alien » comme on dit. Dans le film, le Event Horizon est le nom d’un vaisseau spatial qui se déplace à travers des passages interdimensionnels en créant lui-même des trous noirs. Après avoir disparu pendant 7 ans, le vaisseau est retrouvé par une équipe de sauvetage dirigée par Laurence Fishburne et le scientifique qui a conçu le Event Horizon. Toutes ces personnes vont découvrir que le vaisseau a ramené "quelque chose" avec lui d’une autre dimension (en gros, l’enfer, hein…). Résultat, le film est en fait un film de maison hantée déguisé en film de SF. Et son créateur est un gros malin fan des gens qui se pètent la gueule, mais qui n’en a rien à foutre la plausibilité de ce qu’il raconte.

Paul W.S. Anderson (un mec passionné par les gens qui tombent, donc) est un des meilleurs artisans du plaisir coupable qui soit. Il nous a offert, pour passer plein de bonnes soirée, entre autres, le très bon Soldier, et certains épisodes franchement sympas de la franchise Resident Evil (mais si, honnêtement, si...). Il a aussi torché un Alien Versus Predator tout à fait limite mais qui contient quelques bonnes séquences et le débilo-bourrin Death Race. Depuis, il s’est mis à un genre très précis : le film d’aventures historique absolument pas accurate historiquement. Perso j’aime beaucoup (oui, oui !) sa version de The Three Musketeers qui est totalement tarée, mais totalement jouissive. Son Pompéi est plus oubliable. Le gars est actuellement en pleine post-production du dernier chapitre de la franchise Resident Evil (très judicieusement intitulé Résident Evil: The Final Chapter).

Bref, Event Horizon... J’ai regardé ce film il y a quelques jours et j’ai remarqué un truc que je n’avais encore jamais remarqué dans le film. Event Horizon contient environ 356 millions de plans montrant les protagonistes du film se casser la gueule avec beaucoup de classe. Plans conçus pour une seule et unique raison : que ça soit "trop stylé".

Et "trop stylé" les enfants, c’est comme ça que Paulo (marié à Milla Jovovitch depuis 2002, beau gosse) voit son cinéma… Même si il n’a certainement pas la même interprétation du terme "stylé" que beaucoup d’autres personnes… Bref ! Du coup, je me suis dit que j’allais vous faire un best-of, façon Topito. Alors, sans plus attendre, voilà donc le top 5 des plans où un protagoniste se pète la tronche avec style dans Event Horizon.

#1 À 30 minutes de film environ, le réacteur de l’Event Horizon se ré-active et une sorte d’onde style EMP (Electronic Magnetic Pulse) se propage partout et court-circuite les ordinateurs du vaisseau de Laurence Fishburne : le Lewis & Clarke (en référence aux célèbres explorateurs qui ont été les premiers à traverser les Etats-Unis de part en part en 1805). Résultat, Laurence se pète sa gueule violemment en tombant pendant qu’une pluie d’étincelles (Paulo, il aime bien les étincelles) lui tombe dessus. Le plan est shooté au ralenti (Paulo, il aime bien les ralentis) et faut reconnaître que le coup des étincelles c’est beau visuellement. Il y a trois plans comme ça dans ce top, mais vous remarquerez rapidement qu'il leur aura fallu deux essais avant de comprendre que les étincelles c'était vachement lumineux et qu'il faudrait peut-être que le Chef Op' (Adrian Biddle, aussi responsable des images de Aliens - Ah mais c'est pour ça que les looks des deux films se ressemblent !!!) gère le truc convenablement :p


#2 À 1h04 de film, le personnage incarné par Kathleen Quinlan croyant apercevoir son fils décédé revenir d’entre les morts tombe dans un trou et fait une chute de plusieurs mètres pour venir finir sa course explosée dans des gerbes de sang sur une grille en métal dans la cuve de refroidissement du réacteur de l’Event Horizon. Violent, sec, efficace.


#3 À 1h15 de film, le docteur Weir incarné par Sam Neil commence à craquer son slip car il est possédé par l’âme du vaisseau. Il tire sur Fishburne avec un sorte de gros pistolet à méga-clous qui sert à réparer les coques des vaisseaux endommagés. Laurence (qui n’a pas encore joué dans Matrix, qui sortira 2 ans plus tard) esquive le méga-clou en sautant au dessus d’une table, au ralenti, alors qu’une pluie d’étincelles lui tombe dessus. Donc bon, en gros, hein, le coup de étincelles, c’est plus le hasard là, c’est une direction artistique prise par Paulo, son équipe et ses techniciens en effets spéciaux. Sauf que pour ce plan, Adrian (le Chef Op', suivez un peu !) a craqué...


#4 À 1h20 de film, une cuve se rempli d’un seul coup de sang avant d’exploser, tout ça absolument sans la moindre putain de raison. Le co-pilote du Lewis & Clarke, Starck (aucun lien de parenté avec Tony), incarné par Joely Richardson qui passait par là par hasard se prend donc une vague de sang qui lui déferle sur la tronche, donc elle se pète grave la gueule, au ralenti et sans étincelles. Mais c’est stylé quand même…


#5 À 1h25 de film, Laurence se sacrifie pour buter le docteur Weir et faire exploser la partie centrale de l’Event Horizon afin de désolidariser la partie arrière qui contient le réacteur hanté de la partie avant qui peut servir de module de survie et où Starck et Cooper se trouvent encore. Le souffle de l’explosion propulse Starck, qui est à peine couverte de sang malgré ce qui vient d’arriver il y a 5 minutes, et Cooper, qui n’a pas encore réussi à se la taper bien qu’il essaye pendant tout le film à coup de punchlines débiles à base de "tu veux que quelque chose de chaud et noir entre en toi ?" (en parlant d'une putain de tasse de café). Humour de scénariste, merci Philip Eisner. Philip Eisner pour qui c’était le premier script et qui a aussi écrit Mutant Chronicles du sous-estimé et trop rare Simon Hunter (qui prépare le tournage d'une série assez ambitieuse sur laquelle il faudra penser de jeter un coup d'oeil) avant de complètement disparaître de la circulation (il a écrit un bouquin sur l’écriture de film en 2013 et il a aussi participé à l’écriture du script d’un jeux vidéo en 2014). Bref ! Starck et Cooper se retrouvent projetés par le souffle de l’explosion dans un couloir et ils se pètent grave la margoulette, au ralenti et avec une pluie d’étincelles parce qu’il restait des pétards et que Paulo, il aime pas gâcher…


Et voilà, fin de ce super top 5. Vous avez tenu !!! Vous êtes arrivé à lire cet article de merde totalement inutile jusqu'ici. Moi, je dis que ça mérite un bonus :)

Je vais donc ajouter une petite anecdote rigolote. Une rumeur (ou plutôt une légende ?) court au sujet du plan séquence en travelling arrière (une signature typique de Paul W.S. Anderson, qui est donc un auteur…) qui dévoile la station spatiale en orbite autour de la Terre de laquelle part l’expédition au début du film. Un plan assez impressionnant et plutôt bien branlé (sauf que ça fout un peu la gerbe parce que ça n’arrête pas de tourner) qui aurait coûté un tiers (!) du budget de production de tout le film (putain Paulo, si c’est vrai tu me vends du rêve, mec !), ce qui représente quand même grosso modo 17 millions $ (le film en a coûté 50). Un plan à 17 millions, je serai tenté de ne pas y croire, mais sait-on jamais… Paulo est un cinglé, reste à savoir si les producteurs du film l’étaient aussi…


jeudi 11 février 2016

La Sainte Trinité d'une soirée Blu-ray...réussie

#NoSpoilers

(imaginons qu'on est samedi soir)

Vous voulez passer une bonne soirée ?
VOUS VOULEZ PASSER UNE BONNE SOIREE ???
VOUS VOULEZ VIVRE UNE PUTAIN D'EXPERIENCE ???

Et bien voilà, je vous présente le menu d'une parfaite soirée ciné du samedi soir. hey ! attention, je vous voir venir. On associe souvent le samedi soir avec "film débile/de merde" ou aux séries B, quand l'expression est employée par quelqu'un d'un peu prétentieux... Moi je vous parle de regarder à la fois des films de divertissement, mais aussi du bon cinéma. Et vous aller voir, la soirée risque fort de déménager surtout avec un crescendo comme celui-là.



C'est parti ! On va faire pipi comme au ciné, on sort le Jack™, le Coca™, les chips, les tapas, voire pour certains dingues les Babybel™ (je ne sais pas du tout d'où je tiens cette idée), on fait chauffer le four et on sort la pizza du congélo. Bien sûr on fait tout ça après avoir mis le Blu-ray dans le lecteur afin de ne pas se taper les habituels putains de messages qui te disent que pirater c'est mal, alors que TOI, tu l'as ACHETE ce putain de film, et que les avis exprimés, patati-patata... Bref !

Tout d'abord, vous attaquerez en toute sobriété avec The Book of Eli (2010 - 6.9/10 sur IMDb), réalisé par les Hugues Brothers (Albert et Alex, aussi responsables de Menace To Society, Dead Presidents et From Hell,  pour le meilleur).



Denzel (ouais, moi j'dis que son prénom, putain, c'est Denzel quoi... :) ) y incarne Eli, un mec qui a un livre (d'où le titre, hein, bande de malins) et qui veut le protéger quitte à pêter la gueule de tous les loubards qui vivent dans le "wasteland" (appellation souvent donnée aux mondes post-apocalyptiques, on pense qu'elle vient sûrement de l'esprit d'un certain Georges... Et c'est pas la moitié d'un con, Georges, croyez-moi !). Je vous raconte pas la suite, hein, je vais essayer, POUR UNE FOIS, de ne pas spoiler les films dont je parle. You're welcome, thank you, goodbye.

C'est assez redoutable (re-dou-table) en terme de mise en scène, l'image est vraiment jolie, Densel assure un max et se prend pour Steven Seagal dans le désert (sauf que lui, il coupe les bras, il les casse pas, nuance...), y'a des gentils, y'a Mila Kunis (Jupiter quoi, pour ceux qui suivent un peu), y'a même ce taré de Gary Oldman venu cabotiner dans le rôle du bad guy ! Ça s'apparente à un cross-over, un mélange des genres quoi... Alors, à vous d'y voir ce que vous voulez : une version post-apo d'un western, ou d'un film de chevalier, ou d'un film de sabres japonais (hum...) ou même d'un remake de Matrix dans le désert, vous vous démerdez ! ;) En tous cas, croyez-moi, ça passe bien.



L'heure tourne. Pause pipi, on réapprovisionne le Jack™, on ne part pas les mains vides et on en profite pour mettre le carton de la pizza à la poubelle. On sort la deuxième bouteille de Coca™ du frigo, on vide le cendrier et on pense à ce que j'ai dit, on met le Blu-ray dans le lecteur pour éviter de se faire traiter de pirates pendant 3 plombes (faudra que je fasse un article sur ça, tient...).

Couper des bras, c'est bien 5 minutes, mais on va calmer, ha ha ha (vous comprendrez pourquoi je me marre au mot "calmer" en voyant le film) le jeux et passer à un tout autre genre : le film pour enfant, et oui. Mais pas n'importe lequel : Speed Racer (2008 - 6.1/10 sur IMDb) des W (oui, ben m'emmerdez-pas, j'y suis pour rien si les duos de frangins/frangines sont doués). Et Speed Racer, c'est juste LE MEILLEUR FILM POUR GOSSES DE TOUS LES TEMPS !!! Voilà. Mais rassurez-vous, c'est aussi très bien pour les adultes !



C'est encore plus redoutable que The Book of Eli en terme de mise en scène (et souvenez-vous, je parlais de crescendo), c'est une leçon de montage, de trucs et d'astuces, une mine d'information et de découverte, un terrain d'exploitation et d'expérimentation que les frères (ils l'étaient encore à l'époque avant que Larry ne devienne Lana). C'est bourré de scènes cultes (la course où le jeune héros roule -littéralement- dans les trajectoires qu'a emprunté son frère, lui aussi pilote, auparavant et puis aussi, grosso merdo, toutes les autres scènes de ce putain de chef d'oeuvre). C'est une claque visuelle de malade et ça porte un discours bien plus profond qu'il n'y paraît (mais ça, c'est commun aux trois films).



Allé, il est l'heure d'attaquer les choses sérieuses, j'avais parlé de crescendo. Alors un pipi vite fait, on range le Jack™, on sort les Haribos, on sort la bière (Fosters™ tant qu'à faire, on va jouer l'immersion) on se rallume un énième clope et surtout on oublie pas la Volvic™ pour la fin (alcool, déshydratation, mal de tête, tout ça...). Normalement, si t'es pas con, t'as retenu la leçon sur le moment propice à l'insertion du disque dans ton lecteur. Donc le timing est parfait et ce putain de message comme quoi tu es un pirate alors que TOI, tu l'as ACHETE ce putain de film, est passé.

Ne pas couper des bras et conduire des bolides à la place, c'est bien 5 minutes, mais on va accélérer, ha ha ha (vous comprendrez pourquoi je me marre au mot "accélérer" en voyant le film) la cadence et terminer cette splendide soirée avec Max Max: Fury Road (2015 - 8.2/10 sur IMDb - Boom !). Accrochez-vous au siège, en avant pour un retour express vers le "wasteland" orchestré par Georges Miller (ah mais oui, putain, Georges !!! Ah... Okaaaaay...).



Bon, Fury Road, c'est compliqué d'en parler, parce qu'on tombe vite dans le superlatif, et je  ne suis pas du tout ce genre de mec... Nan je déconne, c'est un putain de chef d'oeuvre, c'est 5 étoiles imprimées au fer rouge direct sur ton cul, c'est splendide, extraordinaire, ébouriffant, ahurissant, époustouflant, exceptionnel, fabuleux, incomparable, prodigieux, virtuose, taré, inimaginable, putain, c'est... miraculeux !!! Un film qui arrive à dire autant de choses sur les personnages et l'histoire sans avoir recours aux dialogues, mais en racontant une histoire plus profonde qu'il n'y paraît (mais ça, c'est commun aux trois films) grâce à la mise en scène des séquences d'action, c'est du quasiment jamais vu. Et putain, c'est un pur bonheur à regarder.



Voilà, normalement, vous êtes lessivés, exténués, mais heureux car vous venez de vivre une expérience sensorielle hors du commun. Vous venez de regarder trois films hors du commun, trois oeuvres singulières.

Ce cinéma dont le but premier était en fait de nous divertir nous a, en fait, exposé les grands mystères de l'Humanité. Que faisons-nous sur cette planète ? Pourquoi sommes-nous là ? En quoi devrions-nous croire ? L'importance de l'amitié, de la famille, du sacrifice, etc...

Au travers de ces oeuvres épiques à souhait (j'adore cette expression "épique à souhait") vous avez vu un monde en cours d'anéantissement (que ce soit le monde en déliquescence d'Eli, le monde qui peut vaciller à tout moment de Racer ou le monde proche de l'extinction de Fury), reflet de notre société actuelle. Vous avez vu des personnages (extra)ordinaires se battre pour la justice et la liberté, pour ce en quoi ils ont décidé de croire. Vous les avez vu triompher des forces du mal pour s'accomplir dans l'adversité, le sang, la poussière et les larmes.

Même si vous n'en avez pas conscience, cette soirée et ces trois films vous auront marqué, peut-être même changé... Observer l'Humanité (au sens "entité morale" du terme) se battre pour retrouver son humanité (au sens "altruiste" du terme) est de toutes façons très enrichissant et vous devriez commencer à ressentir un tout petit peu de chaleur qui vous envahi, un peu de bonheur, de sérénité et pourquoi pas même un peu d'espoir... C'est ce que veut dire ce petit sourire qui est en train de naître sur votre visage.

Putain, ça fait du bien, non ?


mercredi 10 février 2016

Faut-il laisser une seconde chance à Jupiter Ascending ?

#NoSpoilers

Jupiter Ascending (2015 - 5.4/10 sur IMDb) est un film de SF réalisé par The Wachowskis (les W quoi) avec Channing Tatum et Mila Kunis. Son budget de production est de 176 millions $. Il a rapporté 47 millions $ aux USA et 183 millions $ dans le monde entier. Autant dire que si l’on ajoute les frais annexes, un très probable dépassement du budget alloué à la post-production (qui rappelez-vous a été interminable pour un film comme celui-ci), le marketing et les petites culottes en dentelle violette de Lana, le film n’a pas été très très rentable…



Non, en fait, Jupiter Ascending s’est ramassé au box-office. Faut être honnête… Jupiter Ascending s’est fait rétamer la gueule par la critique et le public, y compris les fans des W qui n’ont pas suivi, eux non-plus… Il existe plusieurs raisons à cet échec, j’ai décidé de m’étendre sur 3 raisons qui me semblent tangibles.

L’Offre et la Demande :

Depuis plusieurs années, les spectateurs (la demande) n’en ont plus rien à foutre des W (l'offre), les réalisateurs de Matrix. C'est un fait. On a l'impression que la terre entière pense qu'ils ont perdu leur "mojo" alors qu'ils continuent à faire la même chose depuis le début : des trucs de dingue hyper ambitieux, que personne ne comprend. Et pourtant, c’est toujours inventif, généreux et d’une classe que beaucoup d’autres films n’ont pas. En ce qui me concerne, j’aime bien les deux suites de Matrix que beaucoup renient un peu, j’ai trouvé Cloud Atlas très intéressant, j’aime énormément V For Vendetta qu’ils ont produit (et co-réalisé sans le dire vraiment, en fait…) et je ne redirai jamais assez à quel point Speed Racer est un chef d'oeuvre incompris. Les W sont très importants pour le cinéma, sa qualité et sa diversité puisqu'ils inventent et innovent perpétuellement. Et pourtant leur offre n’intéresse plus la demande...



La Corne d’Abondance :

Jupiter Ascending, c'est trop plein, il y a trop de choses, trop de détails, trop de mini-sous intrigues qui sont d'un intérêt moyen, trop de direction artistique, trop de décors, trop de scènes, l'univers est trop vaste... C'est l’abondance ! Il y a assez de matériel pour faire une trilogie, ça perd les gens et c'est frustrant. Alors oui, pour apprécier une oeuvre comme celle-ci, il faut savoir accepter ses imperfections, on sait le faire pour un tas de choses, il faut savoir le faire aussi dans ce cas. En fait, c'est plutôt, la corne de la générosité.



Pas assez Simple, mon Fils :

Jupiter Ascending n'est pas un film simple. Comme on l'a dit plus haut, le film est très "chargé". Mais en plus, autre casse-tête pour le public : c’est une oeuvre originale, tirée de rien. C'est ni un remake, ni un reboot, ni une suite, ni un prequel, ni un spin-off, ni une adaptation de roman, de graphic novel, ou de comic book. Je reprends mon souffle… Du coup, les gens n'ont pas eu confiance : pas de base sur laquelle confirmer son éventuel intérêt pour le film, chose à laquelle le public est d’ordinaire habitué. Et au prix du billet actuel, les gens ne prennent plus ce genre de risque. C’est le problème actuel pour un peu tout, mais le cinéma n’y échappe pas. Le public a besoin de concepts simples et il a surtout besoin de savoir que ça lui plaira, avant même de voir le film...



Et alors, quoi ?

La bonne question à se poser, les enfants, c’est : En partant du principe que, comme tous les autres films des W, Jupiter Ascending a été conçu pour être une oeuvre de qualité, efficace et inventive dont le seul but est notre divertissement, faut-il lui laisser une seconde chance ?

Moi je l’ai fait. Et pour ma part, je dirai oui. Oui pour la claque visuelle, pour Channing (qui est toujours bon, même si il faut jouer un mec en roller de l’espace avec des oreilles de loup), oui pour beaucoup de trucs vraiment épatants (les abeilles, Sean Bean, la plupart des scènes d’action qui en remontrent quand même pas mal à la concurrence), oui pour plein de raisons ! Le film a certes des défauts, mais lequel n’en a pas ? Une poignée tout au plus, dans toute l’histoire du cinéma…

En ce qui me concerne, Jupiter Ascending s’installe tranquillement dans mon esprit à chaque nouvelle vision. Non pas comme un des films les plus importants des W, mais plutôt comme un excellent moment dans une filmographie de toutes façons absolument incroyable.

mercredi 3 février 2016

Les films de Michael Bay et le Product Placement

#NoSpoilers

Ce n'est pas un secret, je suis fan de Michael Bay. Et comme c'est pas un secret, je vais justement parler d'un truc qui n'est un secret pour personne : il y a beaucoup de placements de produits dans les blockbusters, et particulièrement ceux de Michael Bay. Ceci est dû (avec un accent circonflexe) au système de financement de ces "mastodontes" qui coûtent (avec un accent circonflexe) des sommes astronomiques et qui donc ont aussi besoin du placement de produits pour boucler leurs financements.

Tout le monde sait qu'il y en a énormément dans The Island sorti en 2005, mais saviez-vous qu'avec ce film, Michael Bay a battu le record du monde du plus grand nombre de marques représentées dans un film avec 35 placements ?

Ok. Vous le saviez...

Alors, saviez-vous que Bay pulvérisa son propre record en 2009 avec pas moins de 47 placements différents (!) dans Transformers: Revenge of the Fallen ? Le site internet Brand Channel lui décernera le "Whore Award" (le prix "d'la p'tite pute", pour faire simple)...



Sans blagues, vous saviez ça aussi ?

Alors, vous devriez aussi savoir que Bay pulvérisera à nouveau son propre record en 2014 avec Transformers: Age of Extinction dans lequel apparaissent 55 placements différents !!!



Et là, vous allez me demander pourquoi j'ai pas parlé de Transformers et que j'ai sauté Transformers: Dark of the Moon... Eh ben, parce que j'ai pas les chiffres !

Alors à la place, une petite info supplémentaire : Gone Girl de David Fincher contient 48 placements, ce qui est déjà assez énorme. Toujours à propos de Fincher, je n'ai pas le chiffre pour Fight Club, par contre, un détail moins connu : dans sa volonté de faire un film iconoclaste, Fincher a fait exprès de faire en sorte que les 2 (on se comprend) personnages du film détruisent, explosent, abîment, brûlent, défoncent, voire recouvrent de merde de pigeons ; la plupart des produits placés dans le film.



Et vous ? C'est quoi le placement produit qui vous fait particulièrement marrer ? En ce qui me concerne, le placement produit que je préfère et qui me fait juste hurler de rire, c'est dans Pearl Harbor quand les infirmières utilisent des bouteilles en verre Coca Cola pour effectuer des transfusions sanguines : Coca Cola, le vrai fluide de vie ! Je kiffe, ha ha :)



Sur ces bonnes paroles, je vais aller placer le produit de mon cul dans mon canapé FLY™, je vais m'ouvrir une petite cannette de COCA COLA™, je vais allumer ma TV LG™ et mon lecteur Blu-Ray SONY™ et je vais mater The Island (ou devrais-je dire La Isla) en Blu-ray dans son édition espagnole achetée pour une bouchée de pain pendant des vacances aux Canaries.



Réactivation d’un nouveau blog !

Il y a des années, je tenais un blog sur le cinéma intitulé Blogbuster. J'y parlais du cinéma que j'aime : celui du divertissement. Après plusieurs années sans blogger, je ressens malgré tout parfois l'envie de m'exprimer sur les films que j'aime et la pop culture liée au cinéma. Alors, j'ai décidé de réactiver un nouveau blog suite à la mise à jour de mon site.

Ici, pas d'analyse fine et complexe, pas de critiques "sérieuses" (ou presque pas), et excepté en de rares occasions, j'en aurais rien à foutre de parler de l'actualité du ciné sans un "bon" (sic) sujet de base. Non, ça sera plutôt un moyen fun et décomplexé de m'exprimer (et ce même en ayant recours au langage familier parce que putain, ça fait du bien de se lâcher, bordel !), sans se prendre au sérieux sur le cinéma qui ne se prend pas (ou presque pas) au sérieux...

Au programme dans les prochain(e)s jours/semaines :
- Je parlerai de Michael Bay (et oui ! Et je le ferai souvent !) et du product placement.
- J'essayerai d'expliquer, à ma façon, l'échec commercial et critique de Jupiter Ascending des W.
- Je prépare un article assez singulier sur un des aspects ignorés de Event Horizon de Paul WS Anderson.
- Et plein d'autres aventures !



...et plein d'autres trucs débiles du même genre. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture ! (surtout si vous aimez lire des conneries)